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Eïd el Adha approche!

AID-EL-ADHA-1436
1/Le mérite des 10 premiers jours du mois hégirien de Dhul-Hijja et les règles du sacrifice.

(12ème mois du calendrier hégirien islamique, le mois du Hajj Pèlerinage à la Mecque)

Allah le très haut dit dans le Coran: « Par l’Aube, et par les dix nuits. » (1) et Ibn Kathîr – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Cela fait référence aux 10 (premiers) jours de Dhul-Hijja. »
Allah a dit aussi : « … Et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés… » (2). Ibn ‘Abbâs a dit à propos de l’explication de ce verset : « Ce sont les dix jours [de Dhul-Hijja]. »

2/ Ce qui est recommandé de faire pendant ces 10 jours

Il est recommandé de décupler les efforts dans les actes d’adoration tels que la prière, le rappel d’Allah, les contacts avec la famille, les aumônes, le fait de recommander le bien et d’interdire le mal, selon ses possibilités. Il existe des textes qui donnent des précisions sur des actes à faire en particulier :
1- Prononcer les formules suivantes: Dire « Allâhu Akbar » (Takbîr), « Lâ Ilâha Illallâh » (Tahlîl), « Al-Hamdu Lilâh » (Tahmîd), car selon le hadith d’Ibn ‘Umar – qu’Allah l’agrée- le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Il n’y a pas de jours plus importants auprès d’Allah – exalté soit-Il – et au cours desquels les oeuvres sont plus aimées de Lui, que durant ces 10 jours. Donc, dans cette période, répétez les formules « Allâhu Akbar », « Lâ Ilâha Illa’llâh », « Al-Hamdu Lilâh ». » (4).
Et l’imam Al-Bukhârî – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Ibn ‘Umar et Abû Hurayrah – qu’Allah les agrée – allaient au marché pendant les 10 jours et ils répétaient « Allâhu Akbar » et les gens répétaient après eux. » (Chacun pour soi, car il n’existe aucune preuve qui prouve qu’il faut dire cette formule en groupe, d’une seule voix).
Une formule légiférée est :
« Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Lâ Ilâha Illa’Llâh… Allâhu Akbar, Allâhu Akbar , Wa Lilâhil-Hamd. »
Et Ibn ‘Umar répétait le Takbîr à Mina pendant ces 10 jours, après les prières, au moment de se coucher, dans sa tente, dans ses assemblées et lors de ses promenades. Il est recommandé de dire le Takbîr à haute voix, selon ce qu’ont fait ‘Umar, son fils et Abû Hurayrah.
2- Le jeûne : certaines femmes du Prophète – صلى الله عليه وسلم – rapportent : « Le Prophète – صلى الله عليه وسلم – jeûnait les 9 (premiers) jours de Dhul-Hijja, le jour d’Achoura, et trois jours par mois. » (5)
3- Le jeûne du jour d’Arafat (9ème jour de Dhul-Hijja) : le jeûne de ce jour est une Sunnah confirmée pour celui qui n’effectue pas le pèlerinage, selon le hadith du Prophète – صلى الله عليه وسلم : « J’espère la récompense d’Allah que ce jeûne efface tes péchés de l’année écoulée et ceux de l’année à venir. » (6)
4- Le Hajj et la ‘Omra : Abû Hurayrah rapporte du Prophète – صلى الله عليه وسلم – qu’il a dit : « Accomplir la ‘Umrah efface les péchés entre cette ‘Umrah et la dernière, et un Hajj accepté (d’Allah) n’a d’autre récompense que le paradis. » (7)

3/ Quelques règles liées au sacrifice

C’est une Sunnah confirmé et il est détestable de la délaisser si l’on a les moyens de la faire, selon le hadith d’Anas – qu’Allah l’agrée – que le Prophète – صلى الله عليه وسلم – a sacrifié deux béliers à cornes de couleur grisâtre ; il les égorgea lui-même en disant : « Bismillâh Wallâhu Akbar. »
Si une personne a l’intention de sacrifier et qu’il rentre dans les 10 premiers jours de Dhul-Hijja, elle ne doit pas se couper les cheveux, les ongles et la peau jusqu’à ce qu’elle sacrifie sa bête, car, selon Um Salama, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Lorsque vous entrez dans les 10 jours (de Dhul-Hijja) et que l’un d’entre vous veut sacrifier une bête, qu’il s’abstienne de se couper les cheveux et les ongles. »

4/ Que faut-il sacrifier ?

La bête à sacrifier doit être un chameau, une vache (ces deux-là doivent être partager entre sept personnes), un mouton ou une chèvre (pour une seule personne) selon la parole d’Allah (traduction du sens des versets) : « Pour qu’ils rappellent le nom d’Allah sur ce qu’Il leur a octroyés des bêtes de troupeaux. » (8)
La condition pour que la bête soit bonne à sacrifier est qu’elle soit saine, exempte de défauts apparents, selon la parole du Prophète – صلى الله عليه وسلم : « Quatre (défauts) font que le sacrifice n’est pas accepté : la bête borgne de manière apparente, la bête visiblement malade, la bête boiteuse de manière évidente et la bête maigre que l’on ne peut récupérer. » (9)
Elle doit également avoir l’âge minimum obligatoire : cinq ans, pour le chameau ; deux ans, pour une vache ; un an pour une chèvre et six mois pour un mouton.

5/ Le moment du sacrifice

Le moment propice débute après la prière de l’Aïd, selon le hadith du Prophète – صلى الله عليه وسلم : « Celui qui égorge avant la prière a sacrifié pour lui-même, et celui qui égorge après la prière a parfait son sacrifice et a accompli la Sunnah des musulmans. » (10)
Il est autorisé d’égorger le jour de l’Aïd et les trois jours qui suivent selon le hadith du Prophète.
Il est Sunnah pour qui sait égorger, d’égorger sa bête soi-même en disant : « Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de la part d’untel » (et il se nomme lui-même ou la personne qui lui a recommandé d’offrir ce sacrifice) car le Prophète – صلى الله عليه وسلم – a égorgé un bélier en disant : « Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de ma part et de la part de tous ceux de ma communauté qui n’ont pas sacrifié. » (11)
Il est recommandé à celui qui ne sait pas sacrifier de tout de même assister.
La répartition (de la viande) du sacrifice
Il est Sunna pour la personne qui sacrifie de manger une partie de la viande de la bête sacrifiée (et la première chose dont le Prophète mangeait le jour de l’Aïd était le foie du mouton), d’en distribuer aux proches de la famille et aux voisins, et d’en faire aumône d’une partie aux pauvres.
Allah dit (traduction du sens des versets) : « Mangez-en et donnez-en à manger aux misérables, les pauvres… » (12)
Certains Pieux Prédécesseurs (Salaf) aimaient à partager la viande en trois : un tiers pour eux-mêmes, un tiers en cadeau et un tiers en aumône pour les pauvres. Et on ne donne pas au boucher de cette viande comme salaire pour son travail.

Source : http// :www.fatwas.online.fr

Notes
(1) Sourate l’Aube, verset n°1
(2) Sourate Le Pèlerinage, verset n°28
(3) Rapporté par Al-Bukhârî
(4) Rapporté par At-Tabarânî dans Al-Mu’jam ul-Kabîr
(5) Rapporté par l’imam Ahmad, Abû Dâwûd et An-Nassâ’î.
(6) Rapporté par Muslim
(7) Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.
(8)Sourate Le Pèlerinage, verset 34
(9) Rapporté par At-Tirmidhî.
(10) Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.
(11) Rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî.
(12) Sourate Le Pèlerinage, verset 28.
(12) Muslim, 4876.



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